Darbessamadb      Fondation Père Simon El-Zind

LE TEMOIGNAGE DE PERE SIMON EL-ZIND

Au début de cet été, je suis parti à Padre Pio, et sur la tombe de Padre Pio, j’ai prié en lui disant : Mon Dieu, je veux faire le saut.
Et quand je suis revenu, je réfléchissais à la manière de réaliser ce saut.
J’ai eu l’idée de quitter la paroisse pour me consacrer davantage à la prière, pour aller davantage vers le fond. J’ai parlé avec mon évêque en Juillet et j’ai présenté ma démission, et j’ai planifié comment je vais quitter la paroisse et faire le saut de qualité.
Puis j’ai voyagé.
Dieu a permis que je revienne tel que je suis, avant de savoir ce que j’avais, pour pouvoir annoncer ‘’mon’’ projet car je croyais toujours pouvoir faire le saut de qualité. Je vous avais annoncé que je quittais, que j’allais prier, ça vous peiné.
Mais avant l’exécution de mon projet, il me dit : «Viens mon chéri, le saut de qualité n’est pas un saut géographique, déménager de Haret Sakhr à Ghadir ne fera pas de toi un saint.
C’est la qualité de ta relation en moi.
Comment veux-tu vivre ta relation en moi ? »
Je n’ai demandé ni la douleur ni la maladie et je ne recherche pas à mourir.
Je suis quelqu’un qui aime bien la vie, je croque la vie et je la croquerai aussi longtemps qu’Il me le permet. Je n’ai rien à perdre, ma vie, je l’ai donnée au Seigneur depuis 17 ans, le jour où j’ai répondu à son appel.
Depuis cet instant, ma vie ne m’appartient plus, je n’ai pas peur de la perdre puisqu’ elle est sienne.
On a entendu la parole de l’Evangile.
« Je donne ma vie pour mes brebis. »
Je remplis ma vie de Jésus Christ.
La première fois, j’étais venu pour vous annoncer que je quitte la paroisse. Maintenant je vous dis : « Je reste. »
J’étais la tête de la paroisse, je suis devenu son coeur. Je reste dans la paroisse, le coeur de la paroisse car je veux qu’il vive d’amour pour mes paroissiens, surtout ceux que je n’ai pas su aimer comme ils le méritaient.
J’ai besoin de grandir avec mes brebis.
J’ai longtemps été en première ligne, je pensais que vivre le Pastorat, c’est mener la marche.
Mais le Pastorat c’est marcher cote à cote avec l’autre, à égale distance du don de soi.
Le pasteur doit donner comme il prend, pour que chacun ait conscience de sa valeur. Et vous êtes précieux dans mon coeur et celui du Seigneur Jésus. Je voudrai que chacun de vous cueille un fruit de mon expérience.
Certaines nuits, je souffre atrocement. Je vous interdis de gaspiller ma douleur sans en profiter pour grandir, tout mon sacrifice serait vain.
Je ne cherche pas la souffrance mais quand Dieu le permet, je lui dis : Mon Dieu, j’offre ma douleur à l’intention de telle famille déchirée... Ce groupe est ivre de vanité, fais de sorte qu’il retrouve l’esprit de service et d’humilité… Cette communauté est en désaccord, aide la à vivre le sens de la responsabilité. Et ainsi de suite, avec chaque expérience vécue, je pense à quelqu’un parmi vous. Je ne veux pas que mon sacrifice et ma maladie soient vains.
Père Simon ne veut pas faire un saut de qualité seul.
Mon souhait le plus cher serait chaque paroissien de St Maron, tous ceux qui sont présents, et toute personne qui aime Jésus, aient la chance d’accéder à la sainteté car c’est notre vocation. Chacun doit tenir une part de responsabilité pour construire sa paroisse.
Dieu nous a donné une grâce en nous permettant de vivre une belle expérience qui ne doit pas s’arrêter, maintenant il nous donne la grâce de vivre une plus belle expérience, un retour aux sources.
Ce serait dommage de ne pas en profiter.
C’est notre devoir.
Votre sainteté ne tient qu’à vous. Je suis venu vous dire que je vous interdis de craquer : celui qui craque et déprime pour moi ne m’aime pas, et ne m’a jamais compris car je suis l’être le plus fort que vous avez connu jusqu’ à présent.
Je n’accepte ni tristesse ni désespoir.
Je veux que cette paroisse, reste toujours, fleurie et illuminée.
Que chaque rencontre scintille de joie car Dieu l’a bénie.
Ne me privez pas de la joie de savoir, où que je sois, qu’à chaque instant, le ciel est ouvert à l’ Eglise St Maron.