Le
jeune Simon, encore séminariste, avait signé,
par ailleurs, une première au niveau de l'accompagnement
spirituel: il fut, en effet, le " conspi "
(conseiller spirituel) de la toute première "
Equipe Notre-Dame Jeunes " (ENDJ) fondée
au Liban autour de Kamal Chémali, Karine Nohra
et Rania Boustani, équipe qu'il accompagnera
de 1986 à 1989, notamment lors du Rassemblement
International des ENDJ à Fatima (Portugal), en
juillet 1989. Durant ce rassemblement, il se lia d'amitié
avec quelques membres italiens des ENDJ.
Et
la Providence voulut que, quelques semaines après
ce rassemblement et cinq jours après son ordination
sacerdotale, les supérieurs du nouveau prêtre
Simon l'envoient parfaire sa formation académique
théologique à Rome. A peine installé
dans la capitale italienne, il demanda et obtint d'assumer
l'accompagnement spirituel de l'équipe ENDJ
romaine connue sous le nom de " Rome II ",
charge qu'il remplira jusqu'en été 1992.
A
la Ville Eternelle, Père Simon logea au Collège
" Russicum ", dans l'alentour immédiat
de la Basilique Sainte-Marie Majeure. Il fréquenta
tout d'abord l'Université Pontificale Grégorienne,
tenue par les Pères jésuites, où
il couronna ses études par une licence canonique
en théologie dogmatique obtenue en février
1992 sur un thème qui lui restera toujours
cher : le couple et la famille. Le titre de sa "
tesina ", ou mémoire, était : "
Mystère, Mystique et Mission du Mariage Chrétien
dans les écrits de l'Abbé Henri Caffarel
". Ce dernier, comme on le sait, est le fondateur
des célèbres " Equipes Notre Dame
". Dans une lettre adressée au Père
Simon le 6 janvier 1992, l'abbé Caffarel, qui
reçut une copie de la " tesina "
par les soins de l'auteur, la décrivit comme
" l'une des meilleures études qui me soit
parvenue ", ajoutant à l'adresse du Père
Simon que " malgré les travaux urgents,
je n'ai pu m'empêcher de parcourir votre mémoire
avec avidité et d'admirer votre travail perspicace
et consciencieux ".
Durant
son expérience académique très
riche à la " Gregoriana ", Père
Simon fut particulièrement imprégné
de la rigueur et de la spiritualité de son
directeur de thèse, le Père Pierre Adnès,
sj, pour lequel il éprouvera une profonde gratitude.
Après
l'obtention de sa licence canonique, Père Simon
s'attela immédiatement à la préparation
d'un doctorat en ecclésiologie auprès
de l'Institut Pontifical Oriental à Rome sur
le thème de " L'Ecclésiologie maronite
dans les textes de l'office des fêtes de la
Dédicace " , sous la direction du Père
Pierre Youssef, vicaire patriarcal des Chaldéens
à Paris et professeur de patrologie syriaque
à l'Institut. Père Simon y travailla
jusqu'en juin 1994, date à laquelle son évêque
le rappela pour des fonctions paroissiales à
Haret Sakhr (Jounieh). Suspendant alors ses recherches
académiques, Père Simon rentra au Liban
le 28 septembre 1994 et commença un troisième
parcours dans sa carrière, celui de l'engagement
pastoral.